Gunung Mulu National Park : aventure au coeur de la jungle !

par Charlène
5 minutes de lecture

Nous nous sommes envolés pour le Gunung Mulu National Park mercredi ! Que de belles choses et que d’aventures ! Pour l’atteindre, il faut d’abord se rendre à Miri puis prendre un coucou (comprenez un avion à hélices) pour Mulu. Le vol ne dure que 20 minutes et offre une splendide vue sur la jungle !

Entre jungle et confort

Deer Cave, trésor du Gunung Mulu

aéroport de Mulu
L’arrivée au Gunung Mulu est épique ! On sort sur le tarmac et on longe la piste pour entrer dans le minuscule aéroport. Les bagages sont tractés sous nos yeux jusqu’au petit hangar qui sert à les récupérer. On se croirait dans un vieux film d’aventure ou dans un James Bond !

Après quelques minutes en voiture pour rejoindre les bureaux du parc. Nous voilà enregistrés et installés dans notre lodge ! Oui ici, rien à voir avec Bako ! À Mulu tout coûte plus cher mais tout est plus classe. Les infrastructures, l’entretien des chemins de rando, et les logements ! On ne boude pas notre plaisir face à ce confort après nos 2 jours à Bako !
Nous attaquons directement avec une expédition de 4 heures. Après une heure de marche dans la jungle sur un chemin de bois, nous arrivons à Lang Cave, une immense grotte dotée de belles formations toujours aussi fascinantes. Puis nous nous rendons au clou du spectacle : Deer Cave. La plus grande grotte du monde ouverte aux visiteurs. Jusqu’à 2009, c’était la plus grande grotte du monde tout court mais elle a été détrônée par une nouvelle grotte découverte au Vietnam. Cette dernière cependant n’est pas ouverte au public ou seulement à quelques explorateurs chevronnés et fortunés. À priori il y aurait 10 jours de voyage et cela coûterait dans les 3000 dollars.

Bref ! Deer Cave est spectaculaire ! Plus de 2km de long et 174m de hauteur ! Je ne sais pas si vous pouvez vous figurez ce que cela représente mais l’entrée est tout simplement bluffante. Non contente d’être immense elle est aussi le refuge de 3 millions de chauve-souris qui tous les soirs (enfin on en reparlera), sortent se repaître dans la forêt.

Qui dit chauve-souris dit caca de chauve-souris (on appelle ça le guano). Il y en a de partout dans la grotte. Cela entraîne une odeur vraiment dégoûtante. Ça ne nous empêche pas de savourer la visite, tant cette oeuvre de la nature est extraordinaire. Nous nous sentons minuscules et vous devriez avoir aussi cette impression en voyant les photos.

Observation des chauves-souris

Après trois bonnes heures de crapahutage, nous ressortons de la grotte. Nous nous installons dans le petit amphithéâtre placé à l’entrée. Il est destiné à observer la sortie des chauve-souris. Donc, tous les soirs entre 17h et 18h30 elles partent en un flot ininterrompu pendant une vingtaine de minutes. Sauf, s’il fait trop gris ou qu’il pleut. Il fait beau, nous sommes confiants. Nous patientons jusqu’à 18H45, dans une ambiance joviale avec tout le monde et… rien ne se passe ! Un petit groupe ou deux mais rien de plus ! La déception !

Nous voilà donc tous à re-parcourir dans la nuit (eh oui ! n’oublions pas que nous sommes sur l’équateur, le jour tombe autour de 18h30), les 3 km qui nous séparent des bureaux du parc. L’occasion de croiser quelques animaux de nuit comme les lucioles (ahhhh les lucioles !!!).

Qu’à cela ne tienne, il nous restera le lendemain pour tenter à nouveau notre chance  !

Paku Valley Loop

Cascade de Paku

Jeudi matin, nous nous réveillons tranquillement et nous lançons dans la Paku Valley Loop. Une marche de 8km à travers la jungle. Dans le Gunung Mulu tout est bien balisé et la plupart des chemins sont recouverts de lattes de bois ou de ciment. Mais pour cette marche, il faut quitter la route normale et tâter véritablement le terrain. Ça m’angoisse un peu car nous avons vu la veille une immense mue de cobra (environ 2 mètres) dans les feuillages. Le sol est boueux par endroit et peut cacher des sangsues. Bref, nous y allons quand même, pensant faire étape à la cascade de Paku. On peut également s’y baigner.

Cascade de Paku

Ça, une cascade ?

Alors que nous avançons prudemment, je me mets à hurler, quelque chose m’a piqué et ça brûle ! Impossible de savoir quoi. J’enlève immédiatement chaussure et chaussette, pas de trace de morsure. Juste une grosse sensation de brûlure. Ni une, ni deux, Nico dégaine l’aspivenin ! 4 ans qu’il attendait d’être utilisé ! Et enfin ! Ça me soulage, même si on ne sait pas du tout ce qui m’a piqué. Rien de bien méchant !

Nous atteignons la cascade. On a pourtant  beaucoup voyagé en Asie ! On sait qu’ils sont capables de sur-vendre pas mal de choses. Mais on se fait encore avoir ! Résultat : bah la cascade de Paku, c’est l’arnaque ! Il y a peu d’eau et pas vraiment d’endroit où s’installer pour le pic-nique. Quant à la baignade, la rivière est transparente mais son fond marron et ses berges boueuses n’inspirent pas.

Nous nous installons dans une sorte de petite cabane. Trois femmes qui ont l’air de travailler pour le parc font la sieste. Elles sont toutes équipées de couteaux de chasse et de bâtons, rassurant !

Nous reprenons la route pour les 5 derniers kilomètres, esquivant tantôt la boue, crapahutant entre les racines immenses puis regagnant un chemin un peu plus clément avec de nouveau des cailloux puis du bois. La promenade est agréable même si nous aurions apprécié d’être avec un guide pour voir ce que nos yeux novices ne peuvent déceler.

Observation des chauve-souris jour 2

De retour à la chambre, une sieste s’impose. Eh ! 8km de marche dans une jungle moite sous 35 degrés, ça casse. Mais elle est brève car nous devons à nouveau parcourir les 3km qui nous séparent de l’observatoire des chauve-souris. Le temps est couvert, ça s’annonce mal mais bon, on tente notre chance.

Nous arrivons à 17h10, plutôt satisfaits de notre chrono (3km en 35minutes, pas si mal en marchant !) et nous installons. Le ciel est de plus en plus noir…jusqu’au drame. Il se met à pleuvoir à torrent. En fait, ça nous fait rire. Tout le monde s’abrite un peu dépité, dans une ambiance de colonie de vacances. Quand soudain, les chauve-souris commencent à sortir ! Non mais on se moque de qui ? Par beau temps personne et là sous la pluie, tout le monde dehors ? Merci Gunung Mulu ! 

Nous ne nous imaginions pas ça comme ça. Dans notre tête ça allait être Batman ! Un défilé émanant de l’immense ouverture de la grotte ! Mais en fait, elles montent par groupe, assez haut dans le ciel et partent en faisant une sorte de danse. C’est assez joli.

Nous restons un long moment à les observer avant de rentrer à nouveau, dans la pénombre.

À travers la canopée

On prend de la hauteur

Aujourd’hui nous avons un vol à 13h15 (hahaha, rire jaune, on va en reparler) ! Mais nous voulons mettre à profit notre dernière matinée à Mulu. Nous optons donc pour une promenade dans la canopée.

De nouveau nous parcourons un bon kilomètre et demi avant de l’atteindre. Puis nous grimpons à 15 mètres environ au dessus du sol, pour surplomber la jungle. Les passerelles sont très étroites. Elle se balancent quand on avance. Tout cela au-dessus du vide, un grand moment pour les gens au vertige facile ! Comme…euh.. bah comme moi ! Cela étant dit, surplomber la forêt tropicale est super ! Les arbres sont tellement immenses ! La plupart nous dépassent encore largement !

Un départ retardé

Nous retrouvons la terre ferme et repartons au minuscule aéroport de Mulu pour prendre notre vol Mulu-Kuching qui doit donc partir à 13h15.

Et là c’est vraiment le drame ! L’hôtesse nous annonce que le vol est annulé à cause de problèmes techniques à Kota Kinabalu. On pense qu’en réalité nous étions les seuls avec un autre gars sur le vol et qu’ils l’ont annulé faute de monde. Bref, l’hôtesse nous propose de prendre un vol pour Miri à 14h30 puis un autre vol pour Kuching à 20h15. Super ! La journée paumée !

Le dépit a un visage…

Elle imprime la carte d’embarquement et nous voyons que le vol pour Kuching est inscrit comme partant à 22h25. Ah bah oui, le temps d’imprimer le billet et il a été décalé ! Pim ! 2h de plus dans la figure. C’est le drame ! Je m’énerve, si je pouvais je mordrais tellement ça me dépite. On laisse passer la tempête, on mange et on part pour Miri dans notre coucou.

Une fois à l’aéroport, on tente de voir quelles sont nos options. Il y a un vol à 16h40. Ah bah oui mais non ! Parce que nous volons avec MAS wings, la branche low cost de Malaysia Airlines (comme Hop chez Air France). Ce vol de 16h40 est opéré par la Malaysia « véritable ». L’hôtesse nous dit de nous mettre sur liste d’attente pour un vol à 19h qui est complet. Sinon ça sera le vol de 23h15. 23h15 ?! QUOI ??? Ah bah oui il a été de nouveau repoussé ! Non mais non ! MAIS QUOI ????? Bon là, on m’a perdu. Toutes mes excuses à Nico qui s’est coltiné la tornade Charlène pendant 45 minutes. Je ne redescendais plus tant j’étais en colère, dégoûtée, tout ce que vous voulez.

D’autant que nous avions un programme à Kuching et surtout que le programme des jours à venir est chargé ! En effet, nous partons demain à 6h du matin pour 4 heures de voiture puis 7h de marche à travers la montagne et la jungle. Nous allons rejoindre une famille dans une longhouse (maison longue traditionnelle de Bornéo). Nous allons vivre avec elle jusqu’à lundi. Autant dire qu’il va falloir des forces et que la nuit va être courte ! Enfin bref, nous verrons bien !

On vous tiendra au courant dès que l’on peut, en attendant espérons que l’on puisse rentrer à Kuching ! Nous n’avons pas eu de place sur le vol de 19h, nous attendons sagement celui de 23h15… À très bientôt !

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More