1 an en Italie : à coeur ouvert… Part #2

par Charlène
11 minutes de lecture

Après le chapitre 1 du bilan de la première année en Italie, me voici de retour pour la suite ! Nous avons laissé les enfants en France dimanche, pour 15 jours. Ce séjour express nous a fait beaucoup de bien. J’ai été très gâtée pour mes 30 ans et le concert d’Orelsan était au top (chanter et danser sur “Christophe” : un kiffe absolu pour moi). Bref. Pour ne rien gâcher, cette journée et demi en France nous a permis d’avoir une conversation édifiante avec Nico, qui, je ne vous le cache pas m’a fait un bien fou. Mais je vous en parlerai un peu plus loin. #Teasing Oui, ça veut dire que j’ai encooore rajouté un paragraphe. Quand je vous dis que je suis pipelette… Bref !  Reprenons nos réflexions (enfin surtout les miennes, je sais ).

Nous nous étions laissé dans un élan de positivité avec la rage de dépasser une situation frustrante pour en faire quelque chose de constructif… c’est reparti.

Un mal pour un bien

Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti quelque chose comme ce que je vais vous exposer. En regardant un film, une série ou en lisant un livre. Parfois, le héros est amené à vivre un évènement affreux, bouleversant, qui le blesse profondément. Mais de cet évènement tragique naît quelque chose de complètement neuf pour lui. Et une nouvelle forme de liberté apparaît. Et bien, c’est tordu mais j’ai toujours un peu envié ces personnages. Et aujourd’hui, j’ai l’impression d’être l’un d’eux.

Jamais je ne me suis sentie aussi forte que cette année. Je crois qu’une partie de moi a enduré tellement sur tous les plans, que ça a été comme un déclic. Un tel désir de liberté et d’exister s’est emparé de moi qu’il m’a donné la force et la confiance dont j’avais besoin pour me lancer sans douter (ou presque), tête baissée.

J’ai ressenti tellement de peine. Pour des choses très diverses. J’ai tellement pris sur moi, parfois trop, il y a eu tant d’amour et tant de désamour aussi. J’ai eu beaucoup de mal avec l’Italie ça c’est sûr. Et encore aujourd’hui je la regarde un peu étrangement. Ça n’est pas que je la déteste ou que je n’aime pas les italiens. Pas du tout même. C’est juste que ça n’est pas chez moi. Et c’est tout l’objet de la conversation que nous avons eu avec Nico ce week-end.

Partager une culture commune

Je ne m’étendrai pas trop car tout cet échange m’a donné envie d’écrire un article plus complet sur la question. Disons juste que Nico comme moi, sommes des personnes baignées de culture pop. On aime rire, on aime faire des références à des trucs improbables. On a conscience d’être imprégnés par des références qui réunissent à peu près n’importe quel français et qui font que l’on peut se comprendre facilement., Pour ma part, j’aime aussi discuter à la caisse, me mêler à une conversation à l’horodateur ou à la boulangerie. J’aime plus que tout observer les scènes de vie et capter les bribes de conversation qui se perdent dans la rue. Tout cela, lorsque l’on est étranger quelque part est quasiment impossible. Avant d’avoir la référence équivalente à un “ça dépend, ça dépasse” ou à “on va pas s’dire aurevoir comme sur le quai d’une gare”, dans un pays étranger, vous pouvez y aller. Au-delà de tout ça, les différences culturelles sont parfois trop fortes pour vraiment nouer des liens solides.

 

Évidemment, vous êtes juif et pas vous êtes Gif 

Bref, j’arrête là, je pourrai en mettre un million !

Même en partant dans un pays frontalier, avec qui l’on partage une certaine histoire commune, la différence culturelle est énorme. Enfin, je pense personnellement qu’en étant les français du coin, nous sommes avant tout un objet de curiosité. Surtout pour un français en Italie. Parce que la relation des italiens à la France est vraiment spéciale. Et c’est un constat qui revient inlassablement chez tous les français en Italie avec qui j’ai échangé. Nos amis transalpins passent leur temps à tout comparer à la France et à hurler que ce qu’ils ont et font est mieux que nous. Sans dialogue possible. Alors que souvent il ne s’agissait pas de comparer, juste de partager et d’échanger sur quelque chose d’autre que l’Italie… Les français n’ont pas du tout le même rapport à l’Italie.  Moi j’adore le vin et le fromage italien. Et j’adore aussi les français. Pas besoin de savoir qui a la plus grosse. Excusez moi mais au bout d’un moment c’est un peu l’idée.

On a beau critiquer les français. Et en tant que français nous sommes clairement nos pires juges, on est bien content quand on retrouve nos pairs. Ce n’est pas pour rien qu’il y a des communautés d’expats de partout dans le monde, quelque soit d’ailleurs leur nationalité, ou que nous étions plus de 300 à nous réunir à Milan pour voir la finale de la coupe du monde tous ensemble. Nous avons vécu ça avec nos copains Emeline et Loïc dont je vous ai déjà parlé. Et c’était génial.

Une fille avec qui nous avons covoituré hier nous a dit qu’elle a vu le match dans un bar à Côme et que les serveurs étaient odieux. Ils n’arrêtaient pas de leur dire qu’ils espéraient que la France perde (pas “allez les Croates !” non “Perdez les français !”)  et ont coupé la télé au coup de sifflet. #FairPlay

Au-delà de tout ça, je dois dire que les derniers mois, depuis l’arrivée de Salvini au pouvoir, ont été durs. Être français en Italie n’est pas très “in” en ce moment. Encore pire depuis la victoire de la coupe du monde. Et même si nous n’avons pas été directement insultés, ça nous a beaucoup blessés. Parce que nous portons l’amour de notre pays en nous et que ce déferlement de haine est dur à vivre. Et c’est là qu’on se dit… waouh c’est moche et ça nous touche déjà énormément. Et pourtant, ça reste quand même super soft par rapport à ce que vivent de nombreux émigrés de partout dans le monde, y compris en France. C’est violent, vraiment.

Communication is the answer

Bref, au final, nous avons passé une année en montagne russe et rencontré quelques incompréhensions avec Nico. Lui, triste que je ne sois pas plus enthousiaste, moi dépitée, me sentant incomprise et craignant qu’il ne veuille plus jamais rentrer en France. Pour autant, nous avons continuer à communiquer et à dépasser les problèmes et les coups durs. Parce que l’amour a continué à nous guider et nous motiver. Et après un an, nous réalisons finalement, que nous sommes en fait sur la même longueur d’onde ! Une expatriation au long terme n’est pas possible pour nous. Nous avons besoin d’être avec les nôtres.

Forte de cette nouvelle donne, je suis contente de rester un an de plus par rapport à ce qui était initialement prévu. Parce que je pense que l’aventure va devenir intéressante maintenant. Nous avons trouvé un appartement qui est quasiment une maison et pour lequel j’ai déjà un million d’idées déco, ce qui est bon signe. Parme va nous offrir une vie à une échelle bien plus stimulante que Lodi. Et pour couronner le tout Elliot a eu une place à l’école européenne en section francophone. Quel soulagement ! Cela va nous permettre aussi de nous rapprocher d’autres français à Parme. Et clairement, nous en avons besoin. Par dessus tout, j’ai envie d’aller à Parme, contrairement à ici et j’aime la maison que nous avons trouvé. Je m’y projette “pour de vrai”.

Et ça c’est drôle, parce qu’au final je n’ai jamais vraiment réalisé que je vivais à Lodi. Cette ville aura toujours eu à mes yeux quelque chose d’irréel. Une sensation de me sentir nulle part. Plus en France, mais pas ici. Encore aujourd’hui quand je passe dans ma chambre et que je vois le clocher de la place principale à la fenêtre je suis surprise : “ah oui c’est vrai, je suis à Lodi”. Très bizarre.

Le mal du pays, spectre inéluctable

Bon, il faut quand même modéré un peu cet enthousiasme sur la prolongation du contrat. Je fais la fière mais il ne faut pas que j’y pense trop longtemps non plus car le mal du pays n’est jamais bien loin. Souvent en fin de journée et beaucoup quand je vais au jardin d’enfants avec Elliot et Chiara. Déjà que je n’aime vraiment pas ça mais lorsque j’y allais en France, au moins, c’était avec mes copines. Ici je suis très seule pour ce genre de choses. Heureusement il y a quelques temps j’ai fait la connaissance de Fanny, totalement par hasard lors d’un aperitivo à Lodi. Je me suis rendue compte que nos voisins de table parlaient français. Et des français à Lodi pouvaient difficilement être là pour des vacances… à moins d’une erreur de parcours. Ils avaient une petite, Elliot s’est mis à jouer avec elle, hop j’en ai profité pour entamer la conversation. Son mari travaille dans la même boîte que Nico ! Truc improbable. Ils ont emménagé en janvier. Dommage qu’on ne l’ait pas su avant. Et dommage que cette rencontre n’ait pas eu lieu à Parme. J’ai de bonnes perspectives de rencontres entre français à Parme, il y en a un certains nombre avec qui je suis déjà entrée en contact. Mais Fanny est à Lodi pour 5 ans… je ne peux même pas imaginer.

Nous sommes aussi retournés dans notre maison pour prendre des mesures en vue de quelques travaux. Toujours un sentiment très étrange. Et en débutant les cartons je me replonge inexorablement dans l’ambiance de l’année dernière. Mes yeux se posent sur des objets qui ne nous ont jamais servis ou presque ici. Des outils achetés pour la maison. Et ça me fait toujours un pincement. C’est un peu schizophrénique comme état. J’oscille entre des grands moments d’auto satisfaction, par exemple quand j’ai eu une super conversation avec Tiziana et que je constate les progrès faits en quelques mois et une envie de téléportation immédiate chez moi. Quand je suis fatiguée et que ça me soule de devoir faire un effort de concentration pour comprendre ce qu’on me dit. Quand j’ai perdu le fil d’une discussion et que du coup je (re)souris niaisement. Quand tout simplement, je ressens ce truc indescriptible du “je ne suis pas chez moi”. Ce n’est pas toujours facile.

Poser ses valises

J’avoue que j’ai un peu du mal à réaliser que nous déménagions à nouveau. Je n’aime pas Lodi mais je dois dire que c’est seulement maintenant que les choses commençaient à peu près à se mettre en place. La crèche, les rencontres, saluer des gens qu’on connait dans la rue, découvrir les environs… Recommencer encore tout à zéro, ça demande de l’énergie. Il m’a fallut presque trente ans pour avoir la vie dont je rêvais (ou presque) à Lyon. Alors un an par-ci, deux ans par là… D’un autre côté, si on voit le positif, ça donne beaucoup d’intensité aux choses. Les rencontres ressemblent à celles que l’on fait en voyage. On se dit les choses plus vite et plus franchement. Si on tombe sur les bonnes personnes, on laisse de côté les apparences en une demi-heure… ou 5 minutes !

Prendre soin de soi et mettre en place des projets

Je me suis négligée cette année. Pas en mode cheveux pourris et survêts. Non ça ce n’est pas moi. Mais j’ai laissé ma santé de côté. Ignoré fréquemment mon traitement contre l’hypertension, jamais vu un médecin alors que je devais la contrôler tous les mois, manger des kilos de pizzas alors que je suis intolérante au gluten, comme si je voulais me punir. Mais j’ai décidé qu’il était temps de faire un peu attention. Histoire de me sentir bien. Ça serait pas mal après tout.

Photo paparazzi

La distance d’avec mes proches est peut-être aussi une occasion d’égoïstement me concentrer un peu sur mes projets et ce que je veux mettre en place. De m’affranchir de toutes les barrières. Même si être loin des miens me ronge. Et que ne pas être plus présente auprès de ma grand-mère, alors qu’on sait désormais qu’elle souffre d’Alzheimer, est un véritable arrachement. Garder l’esprit occupé permet de surmonter un peu ça. Il y a tout d’abord mon activité de rédactrice bien sûr que je vais continuer à faire grossir. Je reste assez confiante sur ce point. J’essaye de mettre le paquet pour avancer mon site web pro, que je construis depuis quelques temps. Mais j’ai beaucoup de travail alors je fais ça le soir. Mes cernes se creusent mais le site avance ! Et tous les matins Elliot me donne son avis sur les avancées : “je trouve ça beau !”  Suivi d’un “Maman t’as encore travaillé ?”. Amour…

Et tous mes autres projets aussi, je voudrais qu’ils vivent. La musique, qui est restée un peu à l’arrêt ces derniers temps, mais ça reviendra je le sais. Et mon envie d’écrire un roman. Une histoire qui trotte dans ma tête et qui évolue depuis quelques années. Un désir qui me tient et dans lequel je ne me suis jamais totalement plongée. Mais dans mon nouveau coin bureau, qui va voir le jour bientôt et que j’ai déjà totalement aménagé dans ma tête, je vais créer ce roman. Cette année je commence, c’est décidé. Je ne sais pas combien de temps ça prendra, ça n’est pas grave, mais je vais m’y mettre. J’en meurs d’envie. Je me sens tellement grandir, y compris professionnellement depuis quelques mois. C’est comme si plus rien ne pouvait m’arrêter. Comme si tout ce que je suis avait repris ses droits et hurlait au monde : je suis là ! J’ai l’impression d’être la fille que j’étais quand j’étais ado. En mieux parce que bon, l’adolescence quoi ! Je retrouve cette folle énergie et cette envie de bosser tout le temps, pour tout. Les petites nuits et les longues journées. Même quand je me fais réveiller par Chiara qui met ses dents.

Maman gaga mais pas que maman

Si j’ai toujours rêvé d’une famille nombreuse et de prendre le temps d’élever mes enfants, je ne peux pas être “qu’une maman”. Et attention aux guillemets parce que le concept est large et que si on parle d’être mère au foyer, soyons clairs : c’est un truc d’une difficulté monstrueuse et d’une ingratitude totale. De la part de tout le monde. Mais je crois qu’il y a des phases. Pour ma part, je ne peux plus faire uniquement ça. J’ai besoin de m’exprimer autrement, d’être stimulée et ouverte au monde à ma façon. J’adore mon travail. J’aime me réveiller le matin sans savoir quelles commandes vont me tomber dessus. J’aime me coucher en ayant appris plein de choses sur l’économie de l’Afrique ou les différents type de fenêtres, ça m’éclate.

Bien sûr, ça n’est pas toujours simple car mon lieu de vie et mon lieu de travail ne font qu’un. Il y a des jours où ça passe et des moments où ça m’horripile. Les journées sont coupées en plein de petites parcelles entre les allers-retour à la crèche et à l’école (j’apprécie les vacances scolaires et les journées complètes au centre de vacances). Mais globalement, quelle liberté !

Et en réalité, être bien dans mon métier me fait me sentir encore mieux avec Elliot et Chiara. Je me sens encore plus légitime, encore plus adulte et encore plus dévouée à eux. Je suis une meilleure maman. Et comme ces deux amours ne cessent de grandir, cela est facilité par les échanges que nous avons.

Elliot, la révolution

Le retrait du lait dans l’alimentation d’Elliot a tout changé. Absolument tout. Il ne souffre plus du tout et du coup, nous avons retrouvé ce petit être bonheur que nous avions connu plus jeune, en mieux encore ! La parole s’est complètement libérée. Et devinez quoi, c’est un vrai bavard ! Hahaha ! J’ai quelqu’un avec qui parler toute la journée ! Il commence même à mélanger les langues.  Et pour ne rien gâcher il adore la musique et écoute attentivement tout ce que je lui propose. Il a tellement progressé à tous les points de vue c’est extraordinaire ! Et il se réjouit du départ à Parme, ultra impliqué dans les recherches d’appart et à présent dans la logistique du départ. Il est d’une douceur, d’une gentillesse et d’une inventivité incroyables.

Chiara, la meneuse

Fidèle à elle-même ma petite dirigeante du monde est à mourir de rire. Un regard de folie quand elle veut quelque chose. Des expressions et des idées qui laissent pantois. Elle ne dit presque rien mais on comprend tout. Elle marche depuis le mois d’avril et vraiment bien depuis mai. Ce qui lui permet d’élargir considérablement son terrain de jeu et les bêtises qui vont avec. C’est une fofolle pleine de tendresse avec un caractère de feu. Elle est absolument solaire et adorable. Sauf quand elle pleure. Elle fait peur. Vraiment. Tout le monde la craint. Ce coffre… La nouvelle Céline Dion ? Monde : tiens toi prêt !

30 bougies, what’s next ?

Enfin, j’ai soufflé mes 30 bougies il y a quelques jours. Un anniversaire marqué par une grosse fête avec les copains, une célébration en famille, pleins de cadeaux et mon Nico qui m’a réservé de belles surprises. Bon, j’étais malade pour la fiesta, ahhhh ! Mais ça ne s’est presque pas vu et on s’est bien amusés. Quand j’ai eu 20 ans, je me souviens bien m’être dit : “Si tout se passe à peu près comme tu le souhaites, pendant cette dizaine tu vas rencontrer l’homme de ta vie, tu auras des enfants (plutôt vers 30 ans, si on m’avait dit que je les aurai si tôt !), tu achèteras une maison et tu auras un travail, sans doute à ton compte”. Et pas vraiment dans cet ordre. Le travail est de loin ce qui a pris le plus de temps à se concrétiser. Je me suis bien cherchée.  Mais heureusement, il y a eu de belles choses entre temps. Notre histoire avec Nico a commencé quand j’avais 22 ans et nous avons fait tellement plus que ce que j’avais imaginé. Notre voyage de 6 mois et tous les autres, les soirées avec les copains, les cuites au bar, traîner Nico sur scène pour m’accompagner au violon sur mes chansons, le théâtre, bref. À vrai dire, je trouve que je me suis bien amusée durant cette dizaine. Mais je me suis aussi toujours sentie incomplète. L’absence de véritable situation professionnelle m’a rongée tout du long et a grignoté ma confiance en moi.

Alors quand on est maman de deux petits bouts, mariée, expat, propriétaire d’une maison,  qu’on parcourt la planète à la première occasion, qu’on travaille à son compte en faisant enfin ce que l’on aime, tout ça à 30 ans, qu’est-ce qu’on peut bien imaginer pour la dizaine suivante ? Rien ! Et j’adore ça ! Attention pas de méprise, je ne dis pas que j’ai tout ce que je désire et que je suis blasée (ou sage). Ça serait à la fois trop beau et trop triste. Blasée ? Jamais ! Et sage encore moins. Je dis simplement que je n’ai aucune visibilité sur la suite et que c’est terriblement excitant !

Si, bien sûr ma réussite professionnelle va devenir un énorme centre de préoccupation. Continuer à donner le meilleur pour mes deux amours, pour mon Nico, voyager, apprendre et découvrir toujours parce que si je n’ai plus ça, je ne vois pas vraiment l’intérêt d’être sur cette terre. Mais pour le reste… qui serai-je à 40 ans ? Qu’aurai-je fait ? Quelles nouvelles rencontres ? Tant d’inconnues, si peu de projections. C’est parfait.

C’est donc pleine d’optimisme que j’attaque cette deuxième année chez les spaghetti. Il y aura des difficultés encore et toujours mais je crois que je suis bien armée pour la suite. Et bien entourée, de près ou de loin. Alors, avant de me replonger dans de fabuleuses histoires sur des couples qui veulent changer leurs menuiseries et attaquer la suite des cartons, je vous laisse avec mes trois kiffes musicaux du moment. Mettez le son à fond ça déchire !

Tu peux compter sur moi, The Pirouettes

Gros coup de coeur pour ce couple ! Des fois, il y a des chansons qui vous parlent instantanément. Quelques paroles qui sonnent, une mélodie, des arrangements. Ce morceau est parfait. So 80’s !

L’indien, Juliette Armanet

De temps en temps, je découvre une chanson magique. Une chanson qui me fait vibrer, pleurer, aimer. Une chanson que j’aurais voulu composer. Celle-ci en est une. À la première écoute, je suis partie très loin. Elle me bouleverse totalement. Bref, alerte émotion… Juste magnifique !

Hit Sale, Therapie Taxi feat Romeo Elvis

Efficace, légèrement second degré mais avec une forme d’intensité. Morceau qui part direct dans ma playlist écriture (les autres aussi en fait !) parce qu’on peut très facilement se raconter une histoire où imaginer une scène sur une chanson comme celle-là. Enjoy !

Bref, pavé fini, promis. Si vous aimez bien The Pirouettes je vous recommande aussi Soleil Rare, Danser dans les boîtes de nuit et Robocop qui sont topissimes.

Je vous souhaite un très bel été. Merci à tous pour vos petits mots, vos commentaires qui à chaque fois sont un plaisir à lire !  Nous déménageons le 16 août… Alors en toute objectivité, la prochaine fois que je vous écris, nous serons des parmesans ! A presto !

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8 commentaires

Julie 31 juillet 2018 - 9 h 36 min

super article, hâte de lire la suite

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Charlène 31 juillet 2018 - 17 h 39 min

Merci Julie ! Le temps de nous installer et hop ! Deux mois seront déjà passés haha !

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Laurent 31 juillet 2018 - 10 h 59 min

Que te dire ma chère Charlène à part que c’est tjs un plaisir de te lire. Tu as une écriture fantastique qui attire l’oeil 🙂 tu es la seule personne a qui je lis les textes. Un plaisir depuis to2 et une chance de rencontrer une personne avec un esprit aussi sympa. Dommage que jai pas accoster ton homme dans le train la dernière fois pour lui dire lol je vous souhaite comme d’habitude le meilleurs pour la suite. J’espère vous voir un de c quatre sur Lyon. Qui sais 😉 laurent

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Charlène 31 juillet 2018 - 17 h 42 min

Merci Laurent ! Ce commentaire me va droit au coeur ! Ça fait vraiment plaisir de lire des choses comme ça et d’avoir un lecteur aussi fidèle depuis le début ! Haha ! Quand je repense à la tête de Nico sur la photo que tu m’avais envoyée, je ne suis pas sûre qu’il fallait le réveiller ! 😀 Merci pour tes voeux, on a vraiment beaucoup d’espoir et une bonne intuition concernant Parme ! Speriamo ! Mais oui ça serait top ! On essayera de s’organiser ça ! Bises à toi et ta famille 🙂 Et à ta maman, mon autre fidèle lectrice hihi !

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Karen 17 septembre 2018 - 16 h 06 min

Merci Charlène.
Ca fait un bien fou de se retrouver dans tes écrits.
Je comprends à travers ton blog que ce que je ressens et ai pu ressentir (depuis 9 mois à Milan) sont des choses normales.
Surtout, continue ainsi et écris ce roman qui te trotte en tete !

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Charlène 20 septembre 2018 - 16 h 22 min

Merci à toi pour ton commentaire ! ça fait plaisir de savoir que ça parle… Bon courage pour la suite ! ça va aller ! 🙂

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Elisa 12 mars 2019 - 4 h 04 min

Bonjour , je ‘me suis beaucoup reconnue dans votre texte . Si bien que je suis moi même en plein réflexion … Je suis d origine italienne née à Lyon . Partie vivre en Italie puis revenu en France pour le manque du pays . J’attend mon deuxième enfant et je ne sais plus si retourner rejoindre papa en Italie ou faire venir papa en france . Situation compliqué et délicate … Je suis toujours à la recherche de réponses et je suis tombée sur votre article par hasard . J’ai adore vous lire . Je comprend vos difficultés car moi meme connaissant un peu le pays j’ai eu les mêmes difficultés . Par contre je dois dire que pendant mon retour à Lyon la vie italienne me manque un peu .. Bref au plaisir de vous lire ou partager avec vous . En Italie je suis de Turin. Sa pourrait être sympa de partager un peu . Merci à bientôt 🙂

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Charlène 16 mai 2019 - 21 h 46 min

Bonjour Elisa, mille excuses pour ma réponse tardive ! Je dois dire que plus le temps passe, plus mon mal du pays s’accentue pour ma part. Je trouve ça très difficile l’Italie avec des enfants. Tout coûte si cher, l’absence de système social est pesant. Et par dessus l’éloignement familial et l’impossibilité d’être aidé par la famille en cas de galère. Bref, je comprends vos questionnements. Oui je pense que certains aspects de la vie italienne sont plus légers que la vie en France. Après, et cela n’engage que moi, j’ai toute ma vie à Lyon et je ne me vois pas du tout rester en Italie. N’hésitez pas si vous voulez échanger à m’écrire un mail 🙂

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