Tu sais que tu es en Italie quand…

par Charlène
5 minutes de lecture

Vous pensiez peut-être que j’en avais fini avec mes petites réflexions autour de l’Italie. Vous vous disiez : « C’ayez elle s’est calmée, elle a pris le pli, elle s’est transformée en petite ritale ». Mouhahaha (rire maléfique). Pas du tout. Alors pour vous parler de ce pays contrasté, improbable et drôle, je vous propose aujourd’hui une note d’humour sous un format “Tu sais que… Quand…”

Andiamo !

Tu sais que tu es en Italie quand

  1. Tu entends passer une ambulance et que tu te crois dans une série américaine

    Non mais je vous jure ! C’est effarant ! On a l’impression que le monde est à l’agonie à chaque ambulance qui passe ! La sirène est stridente, le son fortissimo évidemment. Je crois toujours que le drame du siècle est entrain de se jouer ! Notons que ça marche aussi pour les voitures de police (mais lesquelles ?). Oui parce qu’il y a beaucoup de variantes en Italie, les carabinieri, la polizia, la guardia di finanza. Bref.

    Bon comme les séries policières et médicales américaines c’est un peu mon dada (“les courses c’est ma grande passion”. Omar Sharif on pense à toi. #Digression),  j’avoue que ça m’amuse. Je peux vivre la vie palpitante de Meredith Grey et Olivia Benson dans le même instant. Tout ça en espérant arborer la même chevelure que Kate Beckett. Ouais je sais que j’ai un problème avec mes cheveux, arrêtez !!!

  2. Tu penses mourir à chaque fois que tu entres dans un rond point

    Vous connaissez ma passion pour les italiens au volant. On pourrait se dire : “oh depuis le temps ! Elle a dû s’en remettre”. Niente. Parce que même quand je pense avoir tout vu, ils arrivent toujours à me surprendre. Aujourd’hui encore, j’ai failli me faire engloutir pas un bus. En fait, les italiens au volant, c’est comme quand vous lachez une boule de flipper et qu’elle part dans tous les sens, de manière aléatoire. Bon bah maintenant que vous avez cette image en tête, transposez-la dans un rond point.

    ANARCHIE !! Je vous jure que je fais une prière à Star Lord à chaque fois que je m’insère ! Que la force de Groot soit avec moi ! #JeSuisUneGeekEtJeLeVisBien 

    Parce que les gars, ils sont prêts à tout ! Te doubler par la droite au moment où tu vas quitter le rond point, retraverser toute la largeur depuis la voie de gauche en dépit du bon sens. Et le matin, OMG le matin ! Je n’ose même pas vous en parler. À Parme, ils ont la passion du rond point super large, genre 3 grosses voies, limite 4. Il y a en a même qui ne sont pas ronds. Ils ont d’autres formes. Le bordel. Mais on ne s’y retrouve pas ! Et il est tout à fait possible de rester bloqué 10 minutes À L’INTÉRIEUR du rond point.

    Bonus pépite : l’été ! Parce qu’en plus de tout ça, il y a plein d’herbes tout autour des giratoires (vocabulaire du mono d’auto-école). Et… elles ne sont pas coupées ! Donc de mai à septembre, tu ne vois même pas qui se pointe à gauche. Et là ce n’est plus Star Lord qu’il faut invoquer… c’est Thor, à minima.

  3. Au supermarché : tu fais le tour du parking pour ranger ton caddie

    Une autre joyeuseté Made In Ritalie. Le pays où on ne compte pas sur le bon sens des gens (et qui les blâmerait ?) et où la confiance ne règne pas. Oui oui, on en a déjà parlé ! 

    Alors, entendons-nous bien, en tant que français, on n’est vraiment pas les rois pour la gestion du chariot de course. Combien de fois avez-vous vu des files interminables de caddies dépasser et occuper la moitié de l’allée du parking hein ? Parce que les gars ont eu la flemme d’aller chercher un emplacement moins bondé ?

    Bon, Ne venez pas vivre en Italie les flemmards de la roulette ! Parce qu’ici, dans la plupart des supermarchés, les attaches sont soudées à une barre de fer. C’est à dire qu’on ne peut ranger qu’un nombre défini de chariots. Ou alors il faut l’abandonner avec la pièce dedans. #MonPrécieux

    Le problème c’est que parfois, tout est plein ! Et vous pouvez vous retrouver en errance avec votre caddie, à la recherche du dernier spot de libre à l’autre bout du parking. Ça sent le vécu ? Totalement ! On se reverra la Bennet !

    Et quand vraiment il n’y a plus de place…

  4. Tu parles avec la Martina

    Ah ! Ça c’est probablement une des choses qui m’amusent le plus en Italie ! Alerte snob ! Ça vous est déjà arrivé de vous moquer des “anciens” ou de ceux qu’on qualifie parfois de “beaufs” en lançant une phrase du type : “Bah alors, qu’est-ce qu’elle a la Monique? ” ou “Il est beau comme un camion le René ! “. Oui ? Oui hein ? On est d’accord ? #InquiétudeExistentielle #MinuteConnasse

    Bon bon bon, et bien pour les italiens, ça fait partie du langage courant. Pas la partie camion il va s’en dire. Ainsi, si vous parlez d’une fille vous direz “la Martina”, “la Roberta”, “la Monica (Bellucci)”, oui ça n’est pas lié à votre niveau de bombasserie !

    Pourquoi c’est drôle ?

    Faut-il vraiment l’expliquer ? Transposez le truc, vous allez rigoler.

    “Et alors, elle va bien la Emma ?”

    “Et sinon elle se grouille la Sandra ?”

    Ridicule. Ça me donne envie de marcher comme un cowboy. Ou de m’effondrer ivre dans un bar PMU.

    Mais comme si ça ne suffisait pas, là où c’est encore plus croustillant, c’est que les italiens n’ont pas du tout la notion de prénom à la mode. Ici pas de guéguerre à qui aura le prénom le plus original. Non Odéon, tu n’as pas ta place en Italie. Gabin je suis désolée mais ici ce sera Gabine et c’est dur à porter. Roh ça va Pomme-Pruneau, pas la peine d’en faire un drame ! #TMTC

    Donc, en plus d’entendre “Come sta la Roberta ?“, il est fort probable que la Roberta en question ait 3 ans ! #VDM

    À chaque fois que je parle avec les gens de la crèche et qu’ils m’expliquent que “la Chiara è brava” j’ai envie de rire c’est affreux !

  5. Tu as l’impression d’être revenu dans les années 60

     

    C’est une des choses qui m’a le plus interpellée dès notre arrivée en Italie et qui perdure avec le temps. Et c’est drôle de voir comme c’est une chose qui frappe tous les nouveaux arrivants. Ma nouvelle super copine Lalie, qui vient de débarquer en Ritalie cet été, me fait rire. J’ai l’impression de m’entendre l’année dernière. Et cette idée de retour dans le passé ne lui a pas échappé non plus.

    Tout y est, la devanture des boutiques, l’essence même de certaines d’entres elles : des bazars, des boutiques fourres-tout. La télévision, oh la la mais on n’aurait pas pu imaginer qu’un tel type de télévision existait encore. La seule différence avec les années 60 c’est que les nanas n’ont rien de raffiné… à part la sillicone dans leurs nibards peut être. (Ça se raffine la sillicone ? Hum à creuser). C’est sexiste, inintéressant, désolant. Mais bref, là n’est pas la question.

    Même la radio semble avoir appuyé sur pause il y a une bonne vingtaine d’années. C’est à la fois tout le charme de l’Italie et tout ce qui peut parfois la rendre énervante. On est bien là où on est, on va pas bouger les mecs.

    Les habitudes de vie

    Ce retour dans le passé se ressent également dans les habitudes de vie. Par exemple, la cash reste le moyen de paiement numéro 1. Alors que paradoxalement on peut payer partout avec le sans contact. Plus qu’en France. Bizarre. Cet été, lorsque nous avons emménagé à Parme, nous avons été privés d’électricité pendant une semaine (cool !). Pour résoudre le problème il a fallu envoyer… un FAX ! Non mais sérieux !

    De la même manière, une partie des factures se paient au tabac ou à la Poste. Désuet. Un peu chiant aussi en l’occurence.

  6. Tu fais des bruits tendancieux à chaque fois que tu manges

    Ah bah dis donc (Bourvil forever) ! Vous ne pensiez pas qu’on allait faire que  baver sur la Transalpie, oui nouveau mot ! Bon quand même, qu’on se le dise, le truc ultime quand on vit en Italie, c’est la nourriture quoi. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler plusieurs fois, mais les italiens ont une vraie culture de la cuisine simple faite à partir de bons produits. Du coup, il est très facile de se régaler au quotidien, sans avoir besoin de faire claquer le resto ! Même si on mange très bien au resto. Il faut aimer les pâtes quoi. On ne va pas se mentir, même si elle propose de nombreuses variantes, la base de la cuisine italienne est finalement peu variée. Mais qu’est-ce qu’elle est bonne.

    De ce point de vue là, c’est un vrai avantage. En France, vous pouvez très facilement tomber sur une mauvaise boulangerie qui vous vendra un sandwich préparé à la va-vite à partir de pain décongelé. Il n’est pas si simple de trouver des artisans de haute qualité.

    En Italie, la probabilité que ça vous arrive est vraiment très très mince. Parce qu’on ne plaisante pas avec la nourriture. Et que c’est une vraie fierté nationale (sans doute trop, mouhahaha). Mais elle offre la garantie de se régaler en poussant la porte d’à peu près n’importe quelle paneteriaÇa nous rendra pas notre baguette ! Mais c’est déjà ça !  #ElleNeSarrêteraDoncJamaisAvecÇa? #Chauvins

Voilà ! Vous savez tout ! Et pour vous ? Quels sont les caractéristiques typiques de l’Italie ?

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